Patrimoine & Histoire
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San Quilico (Saint Cyr)

Pierre de Serpentine

Madame Moracchini  avait remarqué lors de ses fouilles un cercle pavé de pierres de serpentine qui se trouvait devant l’estrade du maître autel. La couleur verte est associée à Hermès depuis la plus haute antiquité. Elle était sensée protéger des maladies. Lors des liturgies chrétiennes c’était peut-être là que se tenait l’évêque ou le pièvan lors de ses prêches. 

Une médaille à l’effigie de la vierge à l’enfant d’un côté et de Saint Vincent Ferrier de l’autre a également été retrouvée sur ce site.Contemporain des Giovannali il avait soutenu le Pape espagnol Benoit XIII.

Ne pouvant le faire reconnaître comme le seul pape légitime il appela à la conversion et à la purification de la conscience.Il commença dans l’esprit des moines mendiants à sillonner les routes, souvent accompagné de flagellants.

La présence de cette médaille est peut-être la preuve que le culte pour ce personnage était déjà vivace au 14ème siècle au temps des Giovannali. Puisque la tradition orale nous rappelle que San Quilico était leur église.

Lors de sa visite en 1586 Monseigneur Mascardi visiteur apostolique trouve San Quilico toujours debout mais en mauvais état et désaffectée.

Visiblement le culte n’y était plus pratiqué, mais le maître autel était toujours là et comportait des éléments décoratifs avec les fameuses inscriptions latines citées plus haut.

Ces éléments décoratifs étaient les fragments de stèles funéraires retrouvées par l’archéologue dans les gradins du maître autel de Saint Jean Baptiste où ils avaient été réemployés.

Photos prises par l’archéologue Jules de Laurière en 1883. Ces photos ont permis le classement du campanile et de l’église en 1886 et les travaux de restauration en 1904

 

Donc la légende qui rapporte que l’église San Quilico (Saint Cyr) a été détruite lors de la croisade contre les Giovannali est fausse. D’ailleurs, une des photos de l’archéologue Jules de Laurière prise en 1883 montre que l’angle du mur sud est était  encore en place à cette époque.

San Quilico fut probablement la première église pièvane du village de style préroman. Elle a été construite sur un site romain entre le 9ème  et le 10ème siècle au moment où la présence de familles Biancolacci est attestée dans la micro région. 

Il est dit qu’ils étaient les authentiques descendants de Ugo della Colonna comte de Corse issus d’une lignée venant d’un de ses fils : Bonifazio dit « il Bianco ».

Celui ci donne la lignée des Biancolacci de Carbini avec « il Biancolo » un frère d’Arrigo Bel Messere descendant directe lui aussi de Ugo della colonna.

La toponymie de deux lieux mitoyens de San Quilico et San Giovanni Battista : « Palazzo  et Poggio » nous confirme bien la présence par ce marquage des « Comtes du Palazzo del Poggio » dans le village de Carbini.

Poggio di Venaco était le fief du Nord et Carbini le fief du Sud.

La mairie du village a d'abord été un presbytère construit avec les pierres de San Quilico et du campanile.

C'est probablement l'effondrement du campanile sans doute au 17éme qui a détruit la chapelle San Quilico et endommagé le toit de l'eglise San Giovanni Batista.

La tradition orale parle de la foudre et rapporte que les pierres du beffroi aurait été retrouvé dans le lit du Fiumiccicoli: rivière présente à Carbini dans la partie haute de son parcours montagne.

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